IRAN 2018
IRAN : FANTASTIQUE PAYS et FANTASTIQUES IRANIENS !
Notre voyage en IRAN a duré 21 jours en octobre 2018. Nous avons fait un circuit très classique avec :
CHIRAZ (et PERSÉPOLIS), YAZD, ISPAHAN, KASHAN et TÉHÉRAN auquel nous avons ajouté un peu de désert du Kavir à MESR et MARANJAB.

Pays extrêmement facile à visiter pour des voyageurs individuels, l'IRAN regorge de beauté et de variété : architecture traditionnelle en terre, architecture islamique, civilisation antique (Perse), déserts, le tout au milieu d'une population très accueillante. Pour couronner tout çà on se sent, et on est, partout en sécurité, y compris à TÉHÉRAN.
Le principal inconvénient est l'obligation du port du châle pour les femmes : pour une touriste occidentale c'est pénible à vivre (il semble que ce le soit aussi pour de plus en plus de femmes iraniennes).
Remarque préliminaire : contrairement à la règle de 30 photos maximum que nous nous sommes imposée pour les destinations précédentes de notre site enviedevoyage.com nous avons accepté pour l'IRAN une dérogation car il serait dommage de ne pas offrir au lecteur la variété de belles ou authentiques choses vues dans ce pays. Notre sélection a été néanmoins sévère puisque les 125 photos que nous présentons ci-après représentent moins de 3% de notre moisson photographique.
CHIRAZ
Cette ville charmante concentre beaucoup de choses que de nombreux touristes considèrent comme des joyaux :
- le mausolée Shah-e Cheragh : curiosité : on doit laisser les appareils photos à la consigne . . . mais les photos prises avec des smartphones sont autorisées. Les hommes entrent d'un côté, les femmes d'un autre et elles arrivent à l'intérieur de l'enceinte du mausolée vêtues d'un tchador :

Les bâtiments sont décorés à profusion, comme tous ces bâtiments islamiques en IRAN, et nous y voyons nos premiers muqarnas au sein d'une façade de mosaïque :

- la sublime mosquée Nasir-al Molk : le matin avec ses jeux de lumière :
puis dans le bâtiment secondaire salle des miroirs et salle faïencée :

et l'on y croise des femmes iraniennes adorables qui ont vraiment envie de fraterniser avec des touristes occidentales :
- non loin de là, le bazar Vakil est tellement authentique que c'est un véritable plaisir d'y déambuler
avec bien sûr ses épices présentées sous forme de mélange dont les connaisseurs voient facilement la composition :
- la mosquée Vakil, à côté du bazar, dont l'ambiance le soir est envoûtante :
- chemin faisant, en ville à la recherche d'un café (NOTA : hormis à Téhéran les cafés expressos en IRAN sont excellents) une fort belle maison Shapouri permet le régal des yeux et du gosier en même temps :
- le Naranjestan (jardin et pavillon) est aussi incontournables avec son pavillon aux miroirs et ses magnifiques faïences :
- et aussi d'autres endroits que les guides indiquent. Trois jours à CHIRAZ n'épuisent pas tout ce qu'il y a à voir, sans compter l'ambiance fort sympathique du centre-ville et de ses habitants.
PERSEPOLIS
À 70 km de CHIRAZ la cité ancienne de PERSÉPOLIS est un incontournable en IRAN. Sur le chemin un arrêt à Naqsh-e Rostam vaut aussi le coup : trois tombeaux gigantesques dont celui de Darius le Grand sculpté dans la montagne :
et un bref arrêt également à Naqsh-e Rajab est également intéressant.
Pour visiter Persépolis nous conseillons d'arriver vers midi et d'aller visiter le site une première fois en milieu d'après-midi (en octobre il ferme à 17h30) : à cette heure-là, la lumière de fin de journée n'éclaire pas les mêmes frises et sculptures que celle du matin. L'hôtel Apadana est situé au pied du site, il est très pratique et permet notamment le lendemain matin d'être sur le site, seuls, dès 08h30 ce qui laisse une bonne heure avant l'arrivée des premiers touristes venant de CHIRAZ.


YAZD
Assurément une belle ville ancienne caractérisée par sa vielle ville en terre (briques crues) encore habitée, ses tours du vent (badgirs) et sa communauté zoroastrienne.
Les badgirs sont très inhabituels pour nous occidentaux. Ils attirent l'œil et marquent le paysage urbain :
- que ce soit pour rafraichir les réservoirs d'eau enterrés encore utilisés ou transformés :
- que ce soit pour rafraichir des bâtiments comme ici dans la vieille ville :
Vieille ville dans laquelle il est facile de s'y perdre, mais on n'est jamais très loin de la mosquée Jameh que l'on repère facilement.
Collée à la vieille ville, la mosquée Jameh impressionne par sa façade et son mihrab :
Toutefois, le monument le plus original de YAZD, en plein cœur de la ville est le complexe Amir Chakhmaq :
Dans les rues commerçantes aux alentours du complexe Amir Chakhmaq on y voit comme dans beaucoup d'autres endroits des échoppes prodiguant des conseils vestimentaires aux femmes et aux petites filles :
Non loin de YAZD, en plein désert montagneux, se trouve le centre zoroastrien de Chak Chak, intéressant intellectuellement mais esthétiquement limité :
Plus intéressant est la ville de Meybod , ville en partie encore en terre,
qui comporte en son sein une citadelle :
un caravansérail, un réservoir à glace et un ancien pigeonnier :
En chemin vers MESR (désert de Kavir) depuis YAZD la zone traversée est déjà bien désertique
mais trois haltes sont intéressantes :
- tout d'abord Kharanaq , ville millénaire en terre, abandonnée seulement dans les années 1970
- puis Bayazeh, village aussi millénaire, dans lequel on peut visiter un magnifique château en terre :

- enfin l'oasis de Garmeh , vision toujours surprenante d'un ilôt de verdure au milieu du désert :
Et sur ce trajet YAZD/MESR le hasard nous a fait découvrir une boulangerie produisant un pain absolument délicieux (le boulanger, avec sa gentillesse iranienne, nous en a offert) :
MESR et le désert de Kavir
Très petit village (une rue centrale de 300 mètres et quelques ruelles de part et d'autre) dans le désert de Kavir. Au bout de la rue une école où l'on a pu voir des garçons et des filles jouer ensemble au football :
. . . puis le désert dans lequel on peut faire un tour de quatre heures en 4x4 dans les dunes (certes ce n'est ni le Namib ni Oum El Ma mais si on n'en a jamais vu ça dépayse bien) :
- les dunes :
- la rivière de sel :
- lumière de fin d'après-midi sur quelques dunes :
et comme dans tous les déserts, on peut entendre le silence . . .
ISPAHAN
Changement brutal, après le désert la grande ville très animée d'Ispahan nous offre à voir plein de trésors.
- Au centre de la ville, l'immense place de l'Imam (place Naqsh-e Jahan) de 510 x 160 mètres :
côté nord :
côté sud :
entourée de quatre lieux ou constructions absolument incontournables :
1) au nord : l'entrée de l'immense bazar Bozorg
2) à l'est : l'extraordinaire mosquée de Cheikh Lotfollah
3 au sud : la magnifique mosquée du Shah
4) à l'ouest : le palais Ali Qapu
Voyons ça en images :
◉ le bazar Bozorg : très authentique dès lors qu'on s'éloigne un peu de la place de l'Imam :
comme on a pu le voir dans les bazars de CHIRAZ et KASHAN certains commencent à circuler en moto au milieu de la foule,
et comme on voit dans tous les commerces de vêtements féminins, contraste entre les tenues islamiques et les formes expressives de la partie inférieure des mannequins :
puis bien entendu, les étals de dattes et fruits secs côtoient les merceries :
◉ la mosquée du Cheikh Lotfollah : c'est le monument qui m'a le plus impressionné en IRAN.
Déjà la façade est très artistiquement décorée (mosaïques et muqarnas) et l'on se dit que si l'intérieur est aussi beau cela vaut le coup d'aller voir :

L'intérieur commence par un couloir en L un peu sombre mais richement décoré lui aussi, et lorsqu'au bout du deuxième tronçon de ce couloir en L on tourne sur sa droite pour entrer dans la grande salle de la coupole : ouahh !!! on reste ébahi pendant de longues secondes tellement c'est magnifique et grandiose :
◉ la mosquée du Shah : les beautés artistiques de cette grande mosquée sont réparties sur plusieurs constructions : la façade côté place de l'Imam, la façade intérieure, les corps de bâtiments collatéraux.
C'est un bonheur pour les yeux :
Et un mollah (parlant parfaitement français au demeurant) y prodigue régulièrement de l'information sur l'islam à des groupes, ici des femmes :
Et quand la nuit est venue, la façade se laisse admirer sans cachotterie :

D'ailleurs c'est à la nuit que nous avons le plus apprécié la place de l'Imam :

◉ Enfin, le palais Ali Qapu avec sa grande terrasse aux colonnes au milieu du côté ouest attire lui-aussi l'œil la nuit de façon plus jolie que le jour.
Avant de repartir à la découverte de la mosquée Jameh (du vendredi), de deux palais et d'une étonnante église arménienne, un petit tour curieux vers le cimetière des martyrs Pulad, bizarrement un immense cimetière traversé par quelques voies de circulation automobile :
Repartons vers la place de l'Imam pour y revoir les touristes iraniens . . . mais pas seulement :
Juste à l'entrée nord du bazar Bozorg se trouve l'incroyable mosquée Jameh (du vendredi). Le porche d'entrée est somme toutes classique
Dans la cour des visions elles aussi classiques :
mais avec des décorations toujours aussi artistiques :
Pourtant dans cette vaste mosquée ce qui est le plus marquant, à notre avis, ce sont les anciennes salles de prière hypostyles (sud et nord) en brique du 12ème siècle :


La construction la plus récente côté ouest nous paraît plus habituelle, avec ses deux portraits des imams Khomeini et Khamenei. Elle renferme toutefois un mihrab extraordinaire encadré de deux minbars :
ainsi qu'une salle de prière voutée à l'ambiance étonnante :
À deux pas de la place Naqsh-e Jahan le palais Chehel Sotun offre à la vue des fresques extraordinaires, tant pour leur qualité artistique proprement dite que par les sujets traités :
Autre palais situé dans un parc agréable, le palais Hasht Behesht . De ce palais émane un charme fou malgré les peintures qui ont mal supporté le passage du temps :
Les ponts d'Ispahan sur la rivière Zayandeh (désormais à sec quasiment en permanence) sont célèbres. Les deux plus connus, du moins de par les photos largement diffusées, sont :
- le pont Khaju :
et le pont Si-o Seh sur lequel viennent se promener les iraniens et les iraniennes, ces dernières acceptant volontiers la photographie :

Au sud de ce pont Si-o Seh se trouve le quartier arménien de Jolfa. Ce quartier abrite l'époustouflante cathédrale Vank entièrement décorée de fresques de grande qualité et de céramiques :

KASHAN
Ville sympathique en lisière du désert de Khavir, elle est réputée surtout pour son centre-ville avec ses maisons construites par de riches commerçants et son bazar tellement authentique. On y trouve aussi de nombreux magasins ou échoppes d'eau de rose et de roses séchées.
Cependant le bâtiment le plus étonnant de Kashan est le hammam Mir Ahmad , tant par l'intérieur :

. . . que par son toit :

Trois maisons construites par de riches commerçants au 19ème siècle valent le détour :
- la maison Ameriha (désormais transformée en hôtel) :

- la maison Tabatabaei :
- et surtout la très belle maison Borujerdi :
très richement décorée :

Le bazar de Kashan nous a vraiment enchantés : deux bonnes heures de promenade pour découvrir une ambiance, des caravansérails, des Timchehs (cours intérieures recouvertes d'un toit) :
l'un des timchehs :
et bien entendu les consignes d'habillement islamique pour les petites filles :
Pourquoi de la couleur ? C'est difficile de répondre :

Depuis KASHAN on peut aller à ABYANEH situé à 80 km au sud et à 2 235 m d'altitude.
En partant, arrêt fort intéressant au jardin de Fin dans la banlieue de KASHAN. La gestion de l'eau y est vraiment très intelligente et efficace (tout le contraire de la gestion des ressources en eau du pays depuis 40 ans qui conduit l'IRAN vers une pénurie d'eau inéluctable et donc dramatique dans quelques décennies seulement) :
ABYANEH
Village de terre rouge envahi par les touristes de toutes nationalités dont beaucoup d'iraniens est triste par temps gris et enchanteur sous le soleil. Il suffit donc d'avoir de la chance.
Les vendeuses de pommes séchées s'installent sur la rue principale
Trois touristes iraniennes en tenue "standard"
Portes et balcons à la fois rustiques et sophistiqués
voire très décorées pour certaines portes, comme celle de la mosquée :
De KASHAN on peut aller dans le désert de Maranjab à environ 60 km au nord. On y voit quelques dunes pas très hautes, un lac salé (intéressant si vous n'en avez jamais vu, mais insignifiant si on le compare à Uyuni) et au départ de la ballade un "Holy Shrine" chiite à Aran va Bidgol. Particularité, comme au mausolée de Shah-e Cheragh à CHIRAZ les femmes ont l'obligation d'enfiler un tchador.

En revanche l'espace réservé aux femmes est presque aussi grand que celui des hommes (ici en vert la séparation hommes/femmes) :
TÉHÉRAN
La capitale de l'IRAN est immense et bouillonnante. Il est toujours intéressant devoir à quoi ressemble la capitale d'un pays, cela dit quelque chose de l'état de ce pays et de son évolution probable même si bien sûr une capitale ne ressemble pas formellement au reste du pays.
Notre choix de visite s'est d'abord porté sur le palais du Golestan. Plusieurs bâtiments dont les décorations (miroirs, faïences, mosaïques, peintures) sortent des canons habituels occidentaux. La visite est plutôt agréable :
et nombreux sont les touristes iraniens
se photographiant devant les mosaïques
La visite du musée national d'Iran est aussi très intéressante, surtout en fin de voyage à notre avis.
On y trouve notamment la frise (de Darius ou Xersès ?) en provenance de PERSÉPOLIS :
TÉHÉRAN est aussi une ville dans laquelle on retrouve pas mal de caractéristiques iraniennes :
- le métro avec des voitures réservées aux femmes non accompagnées (signalées par des panneaux jaunes) :

- le portrait omniprésent de l'Imam Khomeini, ici place Khomeini
sur laquelle on peut aussi boire le fameux jus de grenade pressé (pomegranate comme ils disent)
Les grilles des jardins présentent de nombreux panneaux vantant les mérites de l'islam :
et dans la plupart des hôtels le personnel de l'accueil est très respectueux de la mise islamique

On nous a même une fois rendu nos passeports avec une protection en plastique gravée au nom de l'hôtel avec la mention bien en évidence "In God we trust".
Sur le mur d'enceinte de l'ancienne ambassade des États-Unis quelques œuvres de "street art" plutôt décapantes :
La presse est apparemment multiple, à la voir étalée sur les trottoirs devant les kiosques à journaux
Je terminerai cette série de photos par celle d'un des milliers de taxis jaunes Peugeot 405 que l'on voit partout en IRAN mais dont l'avenir est désormais très compromis. Les chinois se frottent déjà les mains à ce qu'on a pu constater.
À TÉHÉRAN il y a en réalité beaucoup de choses à voir. Nous avons bien aimé le petit musée de la céramique et du verre, beaucoup moins le Trésor des joyaux nationaux (débauche stupéfiante de pierres précieuses de l'époque du Shah mais peu de raffinement dans les bijoux). Nous n'avons pas aimé le grand bazar mais avons trouvé très intéressant (bien que trop bruyantes et foisonnantes) des rues hyper animées et spécialisées comme la rue Amir Kabir où l'on ne trouve que des commerces d'accessoires et de pièces pour automobiles.
Nous nous demandons s'il n'aurait pas mieux valu visiter le complexe Sa'dabad plutôt que le palais du Golestan. Les choix ne sont pas évidents.
Peut-être faut-il venir deux fois en IRAN, ce que font certains.
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RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
ET COMPLÉMENTAIRES
Les formalités pour le VISA
La formule proposée de "Visa on arrival" est la plus pratique quand on n'habite pas à PARIS puisque sinon pour le visa "normal" tamponné sur le passeport il faut le déposer puis le rechercher personnellement.
Le "Visa on arrival" s'obtient donc à l'aéroport d'arrivée sur présentation d'un accord de pré-visa et paiement de 75 €/personne. Tout se fait donc par internet. La seule difficulté est de fournir en pièces jointes des photos d'identité et de passeport dont les caractéristiques et le poids sont très strictes. Une fois le formulaire en ligne renseigné avec les photos jointes il suffit d'attendre (deux semaines pour nous) pour avoir en retour le sésame qu'il faudra imprimer pour le présenter à l'aéroport d'arrivée.
Pour notre cas une fois à l'aéroport Khomeini de Téhéran nous avons obtenus nos visas en moins de 10 minutes. À noter que ce visa est une feuille imprimée mais que rien n'est tamponné sur le passeport.
La carte Visitor SIM
Compte tenu des prix exorbitants des communications et surtout des données mobiles internet en IRAN si l'on utilise son opérateur français (que ce soit Orange, Free, SFR ou Bouygues) il est vivement conseillé d'acheter une carte Visitor SIM (chez Irancell par exemple) car le téléphone fonctionne bien en IRAN (sauf dans le désert bien sûr) et aussi la 4G. Nous avons acheté une telle carte pour 1 000 000 Rials (soit 6,40 € au taux de change de début octobre) valable un mois pour 2 heures de communications et 6 Go d'internet mobile 4G. Nous l'avons fait mettre en service dans notre ancien smartphone par l'employé d'Irancell. Au bout de nos trois semaines nous étions loin d'avoir épuisé ce potentiel.
Nous avons en revanche continué d'utiliser nos téléphones avec cartes SIM françaises pour les communications avec la France (pas souvent car c'est quand même très cher).
Le change
Les sanctions américaines font d'énormes dégâts à l'économie iranienne (et aux entreprises françaises qui y étaient implantées). En moins d'un an le rial a été dévalué de plus de 300% par rapport à l'euro. Début 2018 un euro valait 50 000 Rials. Début octobre nous l'avons d'abord échangé à l'aéroport pour 150 000 Rials ! Puis ensuite différents taux pour au final un taux global de 160 000 rials pour un euro ! Nous avons finalement économisé 60% du montant du budget prévisionnel pour nos dépenses sur place.
Le change se fait dans les bureaux de change que l'on trouve dans les principales villes. Il faut juste faire attention qu'en IRAN le week-end c'est le vendredi et le samedi.
La langue
Pour tous les besoins liés au voyage (hôtels, transports, tickets d'entrée, magasins touristiques) l'anglais permet de se faire comprendre. Dans les restaurants simples il y a aussi assez souvent une carte en anglais ou avec des photos des plats.
Les transports
Nous avons utilisé l'avion (Téhéran → Chiraz), les véhicules particuliers ou taxis en relation avec certains hôtels et les bus VIP. En ville les taxis et à Téhéran aussi le métro.
⦿ l'avion : nous avions prévu d'aller en avion de Téhéran à Chiraz. Comme la réservation sur le site de la compagnie aérienne Mahan Air n'est pas possible depuis la France (le paiement en ligne exige une carte bancaire iranienne) nous sommes passés par l'agence cle2perse.com qui, pour une commission très modique, a fait la réservation et le paiement a pu être effectué par PayPal (!).
⦿ le taxi : vu le cours du rial une course en taxi en ville est entre 0,40 € et 1,20 €. Pour les distances plus longues nous avons payé (sans chercher à discuter) : aéroport IKA → centre de Téhéran (5,50 €), centre de Téhéran → aéroport Mehrabad (1,50 €), Chiraz - Persépolis A/R (12 €), Kashan - Abyaneh A/R (12,50 €) etc . . .
⦿ le bus VIP : trajet Chiraz - Yazd (6h30 - 2,60 €/pers), trajet Khoor - Ispahan (5h30 - 1,40 €/pers car bus plus ordinaire), trajet Ispahan - Téhéran (3h45 - 1,40 €/pers).
Les seuls trajets très chers que nous avons payés sont ceux que nous avions réservés depuis la France (prix convenu à payer en euros) : trajet Yazd - Mesr (avec arrêts à Kharanaq, Bayazeh et Garmeh) : 120 € , puis à Mesr, excursion de 4 heures dans le désert en 4x4 : 150 €.
La nourriture
C'est le point faible de ce voyage en IRAN. Toujours les mêmes menus de kebabs poulet ou kebabs mouton (en général calcinés) avec du riz légèrement safrané qui lui, en revanche, est excellent et léger. Très rares sont les plats en sauce ou mijotés style ragoûts. Quant aux plats végétariens ils sont globalement très secs. Les yahourts style tzatziki sont bons mais plusieurs fois par jour pendant 21 jours on se lasse.
Heureuse exception : le café ! Hormis à Téhéran on trouve dans les villes des cafés qui produisent des expressos quasi italiens, en tout cas meilleurs qu'en France. On en trouve même dans des petites épiceries dans des petits villages où s'arrêtent les bus intervilles.
Les hôtels
Depuis la France les réservations peuvent se faire tout simplement par échange de mails. Certains hôtels demandent la copie de documents (passeport, visa) d'autres pas. On peut expliquer qu'on n'aura le visa qu'à l'arrivée, c'est accepté. Comme on ne peut pas payer d'avance, sauf un hôtel qui m'a fait payer via PayPal (!), ils demandent que l'on reconfirme la réservation un ou deux jours avant par mail ou téléphone.
La qualité des hôtels est bonne voire excellente (nous avons logé dans des hôtels entre 18€ et 42€). Les photos peuvent se voir sur leurs sites internet ou sur TripAdvisor, de même pour les commentaires des touristes précédents.
Les personnels à l'accueil sont en général très serviables.
Visiter PERSÉPOLIS
La plupart des gens font la visite dans la journée. Départ de CHIRAZ le matin, en cours de route visite rapide des sites de Naqsh-e Rostam et Naqsh-e Rajab, arrivée à PERSÉPOLIS deux heures après le départ puis visite du site pendant au minimum deux heures. Le trajet retour à CHIRAZ direct dure une heure.
Si on est vraiment pressé on peut aller directement à PERSÉPOLIS en partant en taxi à 07h30, arrivée à l'ouverture à 08h30, visite du site jusqu'à 11h00 et retour avec arrivée à CHIRAZ à midi.
Mais si vous avez le temps vous pouvez, comme il est dit plus haut, coucher sur place à l'hôtel Apadana. Ceci permet sur le trajet aller de visiter tranquillement Naqsh-e Rostam et Naqsh-e Rajab, d'arriver vers midi, de manger et de faire une première visite du site l'après-midi (en octobre le site ferme à 17h30). Le lendemain matin deuxième visite du site à partir de 08h30 ce qui laisse une bonne heure pour visiter seuls le site avant que les premiers touristes n'arrivent de CHIRAZ. Autre avantage, voir toutes les fresques sous un bon éclairage (qui n'est pas le même le matin et l'après-midi).
Visiter le désert
Le désert de Kavir peut intéresser ceux qui n'ont jamais vu de dunes ou de lac salé. Mais ce n'est, loin de là, ni les dunes du Namib (Namibie) ni celles d'Oum El Ma (Libye) ni le salar d'Uyuni (Bolivie). De plus le prix convenu depuis la France payable en euros a été très élevé.
Nous aurions peut-être dû choisir KERMAN et le désert de Lut (mais soutient-il la comparaison avec le magnifique désert du Wadi Rum en Jordanie) ? Ces choix sont difficiles d'autant qu'ils correspondent à trois jours de voyage (aller+sur place+retour).
Les bazars
- celui de TÉHÉRAN nous a bigrement déçus : il ressemble finalement à un grand centre commercial occidental (simplement les boutiques sont plus petites).
- celui de CHIRAZ (bazar Vakil) est très authentique et nous a beaucoup plu.
- celui d'ISPAHAN (bazar Bozorg) est très typique dès lors qu'on s'éloigne un peu de la place Naqsh-e Jahan. Il est quand même très grand et il est n'est pas très facile de s'y retrouver.
- celui de KASHAN est notre préféré. Pas trop grand, très authentique, avec caravansérails et timchehs.
La population iranienne
Fantastiques iraniens. Quels gens accueillants et sympathiques ! Toujours prêts à aider. Et l'on se sent toujours en sécurité dans les villes . . . sinon à TÉHÉRAN pour traverser les rues. Notre hôtelier nous avait d'ailleurs dit "ici, à Téhéran traverser la rue c'est un jeu".
Les iraniens sont très soucieux de savoir comment nous, touristes occidentaux, nous les considérons. Souvent les femmes, y compris celles en hijab noir, cherchent le contact avec les touristes femmes, pour bien montrer que malgré la chape de la religion qui pèse sur elles elles sont fondamentalement des femmes comme toutes les femmes.
Personne n'a cherché à nous arnaquer. L'honnêteté semble être inscrite dans les gênes des iraniens (les Perses étaient-ils déjà comme ça ?)
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